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Force - Maçons célèbres - Par ordre alphabétique - Goswin de Stassart

Goswin Stassart (1780-1854)

Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart, né à Malines, le 2 septembre 1780 et décédé à Bruxelles le 16 octobre 1854, est un homme politique et poète belge du XIXe siècle.

Il fut un des fondateurs de l'indépendance de la Belgique.

En 1830, suite à l'indépendance de la Belgique, il est élu au Congrès national et y défend le projet d'une union personnelle entre la France et la Belgique, à travers la personne de Louis-Philippe[1]. Il était également partisan de l'unionisme.

Plus tard, Léopold Ier apprendra à apprécier le baron de Stassart, qui deviendra une des personnalités les plus en vue de Belgique : premier gouverneur de la Province de Namur en 1830 puis, en 1834, gouverneur de la province de Brabant jusqu'en 1839.
En 1831 il devient également le premier Président du Sénat. Franc-maçon et catholique, il devient, à sa création en 1833, le premier Grand Maître du Grand Orient de Belgique.
En 1837 il doit faire face à la circulaire des évêques de Belgique interdisant la fréquentation des loges maçonniques aux catholiques. Mais il décide de ne pas se soumettre à la décision des évêques et fait le choix de la franc-maçonnerie. Ce choix il le paiera très cher : en 1838, suite aux attaques du Parti catholique soutenu par le roi, il doit quitter la présidence du Sénat… qu'il réintègrera comme sénateur en 1839 grâce au soutien des libéraux.
En 1841, il démissionne de la Grande maîtrise pour divergence d'opinions sur le rôle que doit tenir la franc-maçonnerie.

Écrivain, académicien depuis 1833, il deviendra président de l'Académie royale de Belgique à laquelle il léguera sa très riche bibliothèque. Ses œuvres complètes, comprenant des "Idylles", des "Fables", des "Pensées", des écrits à caractère politique et des œuvres d'inspiration maçonnique connurent plusieurs éditions avant d'être rassemblées et publiées à Paris en 1855 à l'initiative de l'Institut de France.