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Force - La Franc-Maçonnerie - Dans nos régions
La franc-Maçonnerie dans nos régions

 

La franc-maçonnerie est présente dans nos régions depuis les premières décennies du 18ème siècle, soit depuis aussi longtemps qu’en France ou dans les actuels Pays-bas, par exemple. Diverses traces et preuves en attestent à volonté qui sont reprises dans les Musées nationaux ou dans les Trésors des Loges.


Le Grand Orient de Belgique

Le Grand Orient de Belgique fut créé en 1833, trois ans après l'indépendance de la Belgique. A cette époque douze Loges, qui faisaient partie du Grand Orient des Pays-Bas, adhérèrent au Grand Orient de Belgique; dix autres mirent temporairement fin à leurs travaux. Deux Loges gantoises, une luxembourgeoise et une de Saint-Nicolas-Waas restèrent provisoirement membres de l'obédience hollandaise.

Les statuts et règlements du jeune Grand Orient de Belgique d'alors peuvent être qualifiés d'extrêmement démocratiques, même selon les standards actuels. Au cours du 19ème siècle, ils devinrent plus « libéraux » encore : suppression de l'invocation obligatoire à un « Grand Architecte » divin, autorisation de traiter des sujets politiques, obligation de travailler au progrès de l'humanité ... De par les principes qu'il affirmait, le Grand Orient de Belgique entra en conflit avec l'église catholique et avec la franc-maçonnerie anglo-saxonne.

Ce qui permet à Marcel De Schampheleire d’écrire dans l’introduction de son « Histoire de la franc-maçonnerie belge depuis 1830 » (éditions du Grand Orient de Belgique – 1987) que « nous sommes confrontés à une maçonnerie qui, sans être nécessairement indissociable de son époque, est néanmoins ouverte aux problèmes de la société dans laquelle elle est intégrée. Cette obédience s’appuie, il est vrai, sur la tradition mais sans être figée à l’intérieur de celle-ci.». Ce que reflète, par exemple, l’article 5 de la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Homme, élaborée en 1956 par la loge montoise La Parfaite Union : « L’évolution de la civilisation implique la révision périodique des règles de la vie en société »…
De manière générale, dans l’histoire de la franc-maçonnerie belge, l’antimaçonnisme occupe une place importante. On ne peut faire abstraction de cette facette à laquelle la maçonnerie sera souvent confrontée et qui aura, donc, des répercussions sur l’idéologie maçonnique.

Au XIXème siècle, face à la libéralisation et à la sécularisation de la société, l'église catholique mobilisa les forces conservatrices. Les francs-maçons de leur côté réagirent de plus en plus vivement contre l'obscurantisme du cléricalisme du 19ème siècle. Ils seront à la pointe des grands mouvements émancipateurs : extension du droit de suffrage, enseignement obligatoire ouvert à tous, état laïque, …

Pendant la Première Guerre Mondiale, les francs-maçons furent particulièrement actifs sur le plan philanthropique. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, leurs biens furent pillés et de nombreux Frères joignirent la résistance.
Fidèle à cette tradition, le Grand Orient de Belgique est le centre d'union où des hommes animés d'une conviction réfléchie et honnête se rencontrent dans la plus grande tolérance. La fraternité y règne entre des Frères de convictions philosophiques différentes : libres penseurs, agnostiques, athées, déistes et théistes se côtoient. 

La franc-maçonnerie anglo-saxonne, qui se dit « régulière », s'est explicitement distancée des obédiences françaises et belges, dites « libérales » ou « adogmatiques », en raison du caractère anti-clérical de ces dernières.

En 1989, la signature d'une déclaration commune par les Grands Maîtres des quatre obédiences belges (Grand Orient de Belgique, Grande Loge de Belgique, Grande Loge Féminine de Belgique, Droit Humain) atteste des bonnes relations entre la franc-maçonnerie masculine, féminine et mixte en Belgique.


La Fédération belge du Droit Humain

Les Constitutions d'Anderson de 1723 interdisaient l'admission des femmes considérées à l'époque comme des êtres dépendants qui ne pouvaient être libres. La question de l'admission des femmes se posa néanmoins très tôt et, dès le milieu du XVIIIe siècle, on voit fleurir en France, en Allemagne, en Pologne, en Italie, en Hollande et dans les Pays-Bas autrichiens, des Loges féminines dites « Loges d'Adoption ».

A la fin du XIXème siècle, en France, des maçons masculins soulèvent la question de l'admission des femmes en franc-maçonnerie et, parmi eux, Georges Martin (1844-1916), membre de la Grande Loge Symbolique Ecossaise. C'est une Loge de cette obédience qui initie Maria Deraismes (1828-1894) le 14 janvier 1882. Pour apaiser les remous qui s'en suivent, la nouvelle initiée ne fréquentera pas la Loge. Georges Martin crée alors avec Maria Deraismes une Loge mixte. En 1893, la Grande Loge Symbolique Ecossaise Mixte de France voit le jour et Georges Martin en élabore la constitution.
Des Loges mixtes se créent en France, mais aussi en Angleterre, en Suisse, en Hollande, en Inde, en Amérique du Sud, ce qui va rendre indispensable la création d'un Ordre international, aujourd'hui présent dans une soixantaine de pays répartis sur les cinq continents.

Soutenue par des Frères d'une Loge du Grand Orient de Belgique, la première Loge belge de l'Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain est installée à Bruxelles, le 24 mai 1912, en présence du fondateur de l'Ordre, Georges Martin. Très rapidement, d'autres Loges se créent et, dès 1928, les six Loges existantes forment le noyau de la Fédération belge du Droit Humain qui va s'implanter dans tout le pays. La Fédération belge du Droit Humain a noué des liens de fraternité et de confiance avec le Grand Orient de Belgique, la Grande Loge Féminine de Belgique et la Grande Loge de Belgique.


La Grande Loge de Belgique


Après la deuxième guerre mondiale, une tendance à renouer avec la franc-maçonnerie anglo-saxonne se fait jour chez certains maçons. Mais des sensibilités différentes se manifestent qui conduisent, en 1959, à la création de la Grande Loge de Belgique par 5 Loges du Grand Orient de Belgique. Il s'ensuit des essaimages, dans plusieurs Loges du Grand Orient, de frères qui rejoignent la Grande Loge. Pendant un temps, les rapports de la nouvelle Grande Loge de Belgique avec la maçonnerie anglo-saxonne s'améliorent et les relations deviennent officielles.

Mais dans les années 70 le climat se détériore à nouveau, la franc-maçonnerie anglaise exige une rupture complète entre la Grande Loge et le Grand Orient de Belgique et exige que le symbole du Grand Architecte de l'Univers soit identifié à Dieu. C’est jugé inadmissible par la majeure partie des Loges et des membres de la Grande Loge de Belgique. Ensuite de quoi, les ponts sont à nouveau rompus entre la Grande Loge de Belgique et la maçonnerie anglo-saxonne. Une minorité de frères de la Grande Loge de Belgique acceptant, néanmoins, les exigences de la maçonnerie anglo-saxonne, quittent la Grande Loge de Belgique, en 1979, pour fonder la Grande Loge Régulière de Belgique.

Au sein de la Communauté Maçonnique Belge, il existe non seulement une parfaite entente mais aussi une étroite fraternité entre les Loges et entre les obédiences qui gardent leurs spécificités et leur autonomie. Dans la dernière décennie du 20ème siècle, la Grande Loge de Belgique a établi de nombreux liens avec les Loges et des Obédiences présentes sur tous les continents à l'exception toutefois de la franc-maçonnerie anglo-saxonne et scandinave.



La Grande Loge Féminine de Belgique


Dès 1725, nous vous le disions déjà ci-dessus, la France accueille des « Loges d'adoption » sans autonomie ; leurs membres faisant partie essentiellement de l'aristocratie, les Soeurs s'y adonnent à la bienfaisance. L'histoire de la franc-maçonnerie purement féminine commence en 1901, lorsque la Grande Loge de France accepte de voir une Loge d'adoption être souchée sur un Atelier parisien. Cette Loge et les suivantes se réunissent régulièrement et débattent des mêmes sujets que les Frères.

En 1935, la Grande Loge de France se propose de leur accorder l'autonomie complète. Celle-ci sera effective en 1945, sous le titre « Union Maçonnique Féminine de France ». Sept ans plus tard, en 1952, l'Union Maçonnique Féminine de France laisse place à la Grande Loge Féminine de France. En 1959, cette dernière cesse d'utiliser le Rite d'adoption et travaille dorénavant au Rite Ecossais Ancien et Accepté. A partir de 1973, les soeurs de cette Obédience pourront choisir également d'autres Rites.

Rapidement, la Grande Loge Féminine de France souhaite également initier des femmes hors de l'hexagone. C'est ainsi que, le 20 avril 1974, elle fonde en Belgique une première Loge à Bruxelles – la Loge Irini - suivie par 3 autres, à Liège, Bruxelles et Charleroi. Ces 4 Ateliers acquièrent leur autonomie par rapport à leur obédience mère le 17 octobre 1981 pour se constituer en Grande Loge Féminine de Belgique - Vrouwengrootloge van België.


La Grande Loge Régulière de Belgique

Créée en 1979 par des Frères sécessionnistes de la Grande Loge de Belgique, la Grande Loge Régulière de Belgique est la seule à entretenir des relations de reconnaissance avec la maçonnerie anglo-saxonne et, à ce titre, se conforme en tous points aux Landmarks ou points réglementaires intangibles édictés par la Grande Loge Unie d’Angleterre. La Constitution de la Grande Loge Régulière de Belgique proclame, entre autre, que « la franc-maçonnerie affirme l'existence de Dieu, Etre Suprême qu'elle désigne sous le nom de Grand Architecte de l'Univers. Elle requiert de tous ses adeptes qu'ils admettent cette affirmation. Cette exigence est absolue et ne peut faire l'objet d'aucun compromis, ni d'aucune restriction. La franc-maçonnerie ne définit pas l'Etre Suprême et laisse à chacun la liberté de le concevoir. Affirmant la liberté de conscience, la franc-maçonnerie requiert de tous ses adeptes le respect des opinions d'autrui. C'est pourquoi aucune discussion sur des questions politiques ou religieuses n'est permise en Loge. La Grande Loge Régulière de Belgique n'entretient de relations d'amitié qu'avec des obédiences qui professent les principes et les règles énoncées dans sa Constitution. Elle se refuse à participer à des réunions nationales ou internationales qui admettraient des représentants ou des membres d'obédiences non reconnues par elle. Elle interdit à ses membres de participer à des travaux maçonniques dans de telles obédiences. Elle interdit également aux Loges d'admettre à leurs travaux les membres de ces obédiences. Elle peut sanctionner par la suspension ou l'expulsion les manquements à ses règles et principes. La Grande Loge Régulière de Belgique respecte les anciens Landmarks, usages et coutumes de la franc-maçonnerie » (extraits de la Constitution de la Grande Loge Régulière de Belgique).

 

Tenue maçonnique au XIXème siècle au GOB